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Le Canal de Nantes à Brest

Formation 20.10.2010 avec le Smatah

 

Synthèse d’Isabelle et Anne

 

 * Le SMATAH

Syndicat Mixte d’Aménagement Touristique de l’Aulne et de l’Hyères.

Chaque département a la gestion de sa partie du canal et peut décider de créer une structure spéciale pour s’en occuper. Sinon, ce sont les services techniques du département qui en ont la charge; c’est le cas dans les Côtes d’Armor. Le chemin de halage n’y est d’ailleurs pas bitumé.

Après la suppression du canal de la nomenclature des voies navigables en 1957, l’Etat se désengagea progressivement. Le canal fut concédé au département en 1966.

Créé en 1973, le Smatah dépend du Conseil Général. Il regroupe 22 communes le long du canal dans le Finistère (soit 100 km de voies navigables) et reçoit des subventions des mairies de ces 22 communes et du Conseil Général. Un des objectifs est par exemple la remise en état des écluses; le SMATAH s‘occupe de l‘entretien des berges également. Dans le cadre de chantiers d’insertion, des toilettes sèches, barbecues et tables de pique-nique ont été aménagés. Problème aujourd’hui : pas de renouvellement des contrats dits aidés qui sont utilisés pour les animateurs et les personnes s’occupant de l’aménagement du canal. D’où un problème d’avenir pour les maisons éclusières aménagées en centres d’interprétation. Le canal n’est pas une priorité du département. Il y a cependant un projet d’aménagement d’une « voie verte » pour les cyclistes le long du chemin de halage (au niveau du lac de Guerlédan -32 km de rives - la voie verte est déviée au nord du lac).

35 personnes travaillent au Smatah. Le bureau siège est à l’écluse de Bizernig à Châteauneuf.

5 centres d’interprétation ont été ouverts en 2006, chacun spécialisé dans un domaine : Port de Carhaix (maison de Kergoat -du nom du ruisseau avant l’Hyères-) « la flore », Pont Triffen « la goutte d‘eau », Rosvéguen « la vie éclusière », Penn ar Pont (Châteaulin) « la faune », et l’observatoire aquatique de Châteaulin.

 

* Histoire du canal

- Au 16ème siècle, les Etats de Bretagne font part au roi de France de leur volonté de créer un réseau de rivières canalisées. Le centre Bretagne était en effet très pauvre et enclavé à cette époque. Les anciennes voies romaines n’étaient plus entretenues. De plus, beaucoup de gens se noyaient en passant à travers les ponts non entretenus ce qui amenait aussi des problèmes pour faire du commerce…

- 1765 : François- Joseph de Kersauzon présente un mémoire pour une liaison canalisée de Nantes à Brest. Le 18ème siècle est le siècle des canaux en France: Vauban rêvait d’un pays entièrement canalisé. Les ingénieurs de Louis XVI avaient déjà pensé aux biefs de partage.

- 1806 : Concrétisation du projet sous Napoléon 1er. Le blocus anglais des ports et arsenaux pose un problème pour amener hommes, nourriture et munitions.

- 7 sept 1811 : l’ingénieur en chef Bouessel commence la construction du canal par Port-Launay (appelé alors écluse n° 1). Avant d’être appelé par Napoléon, il avait déjà bien réfléchi aux différents aspects de ce projet.

- 1814 : Faute d’approvisionnements financiers, les travaux sont suspendus. Les ouvriers se retrouvent au chômage, et sont alors obligés de mendier. On compte  9 000 indigents au niveau de Châteaulin: nombreux problèmes tel celui de l’alcoolisme.

- 1822 : le gouvernement reprend en main de la construction du canal. Les travaux repartent à partir de Châteaulin.

- 1836 : ouverture du canal à la navigation. 238 écluses pour 360 km. Dénivellation de 555 m, empruntant successivement les cours de l’Erdre, de l’Isaac, de l’Oust (Redon – Rohan), du Blavet (Pontivy – Gouarec), de l’Hyères (Port de Carhaix – Pont Triffen) et de l’Aulne (Pont-Triffen à la rade de Brest). Profondeur : entre 90 cm et 1 m. Dans les Côtes d’Armor, il y a une écluse pratiquement tous les 200 m. 46 écluses en Finistère et 13 en Loire-Atlantique.

- 1838: mise en service de la rigole d’Hilvern, près de St Gonery. Elle servait à alimenter le canal l’été, lorsque l’eau manquait. Elle a servi durant plusieurs décennies, avant d’être abandonnée. Aujourd’hui réhabilitée par une association de sauvegarde.

- 1845 à 1858 : poursuite des travaux entre Châteaulin et Port Launay afin de réaliser un bassin à flot susceptible d’accueillir les unités de haute mer. L’écluse maritime de Guily Glaz fut inaugurée en 1858 par Napoléon III et l’impératrice Eugénie.

 

La tranchée de Glomel(bief de partage) a été creusée par les bagnards (entre 500 et 700 bagnards).  C’est pratiquement le seul endroit où ont travaillé les bagnards. C’étaient surtout des républicains. Il ya eu des rebellions, car les conditions de vie étaient particulièrement difficiles: les forçats dormaient à même le sol, ils étaient peu et mal nourris; il y a eu des épidémies de scorbut, choléra… La tranchée fait 4 km de long et son creusement a duré 10 ans. Ligne de crête.

La tranchée de Glomel fait partie des 3 canaux de jonction, ou biefs de partage du canal: ces ouvrages permettent d’assurer la jonction entre les rivières existantes. Celui de Glomel répartit les eaux entre Brest et Lorient. Entre Redon et Nantes, il s’agit du « Bout du Bois ». Ces biefs se trouvent sur des lieux en hauteur. Le plus haut point du canal au niveau de Glomel culmine à 184 m.

        Les travailleurs : Le canal employait également des nécessiteux, des journaliers, des femmes (souvent des veuves), et des enfants de plus de 15 ans. Ces derniers travaillaient surtout au creusement, déblaiement et transport. Il y avait souvent des conflits sur les chantiers : problèmes d’expropriation, travailleurs qui quittaient le chantier car pas bien payés.

La terre retirée du canal a probablement servi à construire ou renforcer les chemins de halage, les contre halage et les digues. Le canal n’a que 20% d’artificiel avec les biefs de partage.

            Le canal aura coûté 125 Millions F. D’année en année le budget était restreint d’où certaines malfaçons. Malgré tout emploi d’un matériau noble. L’Etat ne pouvant pas payer complètement les entreprises, ces dernières récupéraient le pécule sur le droit à la navigation en devenant automatiquement actionnaires du canal (passage des écluses payant). Ce système a permis à des entreprises de s’enrichir pendant les années de prospérité. Par contre ça n’a pas été rentable les dernières années d’exploitation.

 

Le canal ne desservit véritablement le Brest « militaire » que jusqu’en 1866. Par contre le trafic commercial fut d’une importance capitale pour le centre Bretagne. Il tourna autour des minerais, houille, fonte et produits de hauts fourneaux de cette région et des bois, ardoises et produits agricoles du bassin de l’Aulne que croisaient les engrais. De 10 000 tonnes en 1859, le trafic passa à 174 000 tonnes en 1911. En 1880, Port Launay était le 3ème port commercial du Finistère après Brest et Morlaix. Châteaulin fut la 3ème ville électrifiée de France (1887).

Le transport se faisait dans des chalands de 26 m (sur 4,50 m de large) tirés par des chevaux le long du chemin de halage (les chevaux tiraient de biais, en crabe). Il fallait 4 semaines pour aller de Nantes à Port Launay. Les chalands disposaient d’un espace à l’arrière où les mariniers pouvaient dormir. Un cheval pouvait faire 20 km par jour et il fallait compter environ 30 mn par écluse. Quand le marinier ne pouvait pas se payer un cheval, c’était sa femme et ses enfants qui tiraient le chaland. Le harnais qu’ils portaient était appelé « la bricole ». Au début du canal, la pratique de la bricole était très courante, quand les chemins de halage n’étaient pas encore bien finis.

La marchandise était parfois débarquée dans des penettes. C’était des petits bateaux à fond plat de 13 m de long, sans logement et utilisés pour des petits parcours (maximum 1 journée). Elles permettaient de livrer la marchandise dans les endroits que les chalands ne pouvaient pas atteindre. Peu de chalands faisaient toute la longueur du canal. Elles pouvaient être accrochées par 2 ce qui faisait les mêmes dimensions qu’un chaland mais avaient l’avantage, en pouvant être détachées, de faire demi-tour sur le canal.

Mais très vite le canal entra en concurrence avec le train et les camions. Il est arrivé trop tard par rapport au train. Finalement le canal a contribué à sa propre perte en amenant du sable de Port-Launay, qui a permis l’amélioration des routes en centre Bretagne.

Par contre il a permis le développement de l’agriculture en centre Bretagne, avec l’apport d’engrais pour les cultures (maërl…) mais aussi d’animaux. La vie s’est améliorée grâce au canal. Il y avait 40 ardoisières entre Châteaulin et Rosvéguen. La plus grande était celle de Durick à St-Goazec; elle a fonctionné jusqu‘en 1980.  Pont-Coblant a également connu une très grande activité grâce à son ardoisière.

 

- 1875-1914 : période de gloire pour le canal.

- Durant la 1ère guerre mondiale, de nombreuses péniches furent réquisitionnées pour le transport de l’artillerie et les mariniers payèrent un très lourd tribut: peu d‘entre eux en sont revenus.

- 1920-40 : généralisation des chalands motorisés.

- 1923 : construction du barrage de Guerlédan (nom d’une des écluses qui a donné son nom au barrage). 18 écluses ont alors été noyées (situées en Finistère et Côtes d‘Armor). La navigation était coupée entre Nantes et Brest. Le trafic déclina rapidement. Le dernier chaland franchit  l’écluse de Châteauneuf du Faou en 1942.

- 1957 : l’Etat raye le canal de sa nomenclature de voies navigables. Les éclusiers ne sont plus rémunérés. Ils sont mutés sur d’autres canaux, se retrouvent sans emploi ou partent en retraite.

- 1970 : l’Etat a vendu quelques maisons éclusières.

Aujourd’hui le canal est navigable de Guili Glaz à Port de Carhaix. Après il n’est plus navigable dans les Côtes d’Armor et redevient navigable à Pontivy, Redon et Josselin.

 

De Carhaix à Châteaulin le canal est classé en Natura 2000. On y trouve de grands migrateurs comme le saumon et l’anguille. Les espèces et les milieux ont un fort potentiel écologique. Certaines espèces comme la loutre et le martin-pêcheur sont des espèces emblématiques. Par contre le rat musqué et  le ragondin sont considérés comme nuisibles. Ces 2 derniers n’ont en fait pas de prédateurs d’où leur prolifération. Le ragondin a été introduit en France depuis les USA: élevages pour fourrure. Le renard ne connaissant pas cet animal étranger, il ne le considère pas comme une proie… Les ragondins creusent des terriers dans la berge. Oiseaux nombreux: grands cormorans, hérons, buses, faucons crécerelle…

Des plantes sont également spécifiques au canal : l’osmonde royale  qui est protégée car peu répandue hors de Bretagne. Milieu : sous-bois humides au bord de l’eau.

La reine des prés : elle a permis de trouver l’aspirine.

Angélique, valériane (vertus sédatives), houblon.

 

* Pont-Triffen 

Signifie en breton « les 3 ponts ». Il y a effectivement 3 ponts sur le site. 2 pour les routes Cléden – Spézet et Carhaix – Châteaulin et 1 pour l’ancienne voie ferrée Carhaix – Camaret.

Près du pont, on se trouve au confluent de l’Aulne et de l’Hyères, sur la rive droite de l’Hyères et la rive gauche de l’Aulne. A notre gauche, et devant la maison éclusière c’est l’Hyères canalisé. A droite, c’est l’Aulne, et tout droit c’est la mer. L’Aulne est le 3ème fleuve breton. Son bassin versant couvre 1 800 km2 (de la source à l’estuaire de la rade). Source à Lohuec dans les Côtes d’Armor. 140 km de long. 70 km canalisés et 70 km de milieu naturel, zone de fret des saumons. Dans l’Hyères, on trouve davantage de perches, gardons et brochets. Le site est aménagé pour la pêche avec notamment des postes de pêche pour les personnes en fauteuil roulant.

Notez que le canal en breton se dit « ar C’hanol ».

Revêtement différent sur la chaussée à côté de l’écluse (béton au lieu de bitume) pour éviter que la route ne soit abimée lors des crues : le goudron ne tient pas. Il y a aussi des fossés de chaque côté du canal qui servent lorsqu’il déborde. La maison éclusière est située légèrement plus en hauteur. Cela n’a pas empêchée certaines d’être inondées lors de grandes crues (ex. en 2000).

Le chemin de halage est situé au sud; de l’autre côté, c’est le contre-halage. C’est de ce côté que stationnent les bateaux en attente.

 

Face à l’écluse : usine hydro-électrique (en ruines aujourd’hui) pour alimenter la coopérative agricole à côté. Cette dernière a fonctionnée jusqu’en 1962 et appartenait à la famille Barazer. Aujourd’hui l’ancienne coopérative agricole est devenue une usine de briques bio.

L’ancienne gare abrite la Safar. La maison du garde barrière a été rachetée récemment et restaurée.

 

* Maison de Rosvéguen

Située aux limites de Gouézec et de Lennon.

Le peintre Jules Noël y a vécu jusqu’à ses 17 ans car son père, originaire de Nancy, y avait été muté en tant qu’éclusier.

 

C’était la maison d’un chef éclusier. Il était responsable de plusieurs écluses (6 ou7) et recueillait les remarques des autres éclusiers pour les répercuter aux « Ponts et Chaussées ». Un éclusier pouvait aussi s’occuper de plusieurs écluses. Le bateau cornait pour prévenir de son arrivée. La corne pouvait s’entendre à 30 m. L’éclusier suivait alors le bateau pour lui faire passer les autres écluses.

            A côté de la maison éclusière, ancienne usine hydro-électrique. A partir de 1913, 7 usines de ce type ont été construites en Finistère le long du canal. Celle-ci alimentait 3 000 foyers allant jusqu’à Pont-De-Buis; elle fournissait aussi la poudrière en électricité.

 

Association « Il faut sauver Victor ». Ses membres sont présents le samedi avec possibilité de visiter le chaland. C’était un chaland nantais car construit dans un chantier à Nantes, qui a coulé le 2 décembre 1931 après avoir heurté une pile du pont. Il a été l’un des derniers chalands à utiliser le canal. Il a été sorti en 2003 et restauré depuis. Le mat servait à charger et décharger la marchandise. Il était conçu pour le halage hippomobile. Après son accident, il n’a pas été sorti car on était passé aux bateaux à moteur. Il n’était donc pas nécessaire de le renflouer.

 

- Les maisons éclusières

Elles sont toutes construites sur le même modèle, en pierre de schiste. Orientées au sud, sauf 2 du côté de Carhaix.

1 corps de logis + 2 annexes. Elles étaient cloisonnées: on ne pouvait accéder aux annexes que par l’extérieur d’où le nombre important de portes sur la façade. Dans le corps de logis: un escalier central, et une cloison; d’un côté la salle, de l’autre la cuisine. De ce côté: arrière-cuisine dans l’annexe; de l’autre, un magasin. A l’étage, 3 chiens assis : toilettes et 2 chambres. Il y avait aussi une écurie. L’arrière-cuisine était équipée d’une cheminée: elle servait entre autres, à fumer la cochonnaille. Les cheminées du corps de logis servaient davantage de chauffage. Une maison coûtait 150 000 F à sa construction. La maison du chef éclusier avait une annexe supplémentaire pour les animaux. Toutes avaient un lopin de terre à proximité.

 

Emploi : Les éclusiers étaient recrutés par les Ponts et Chaussées. Après la 1ère guerre mondiale, des postes  furent réservés pour les blessés et les invalides. Puis c’était de père en fils. A partir de 1980, c’est devenu un concours de fonctionnaire d’Etat, incluant des épreuves techniques. Les éclusiers et leur famille étaient logés gratuitement. Par conséquent, leurs salaires étaient peu élevés. Dans les contrats, ils étaient tenus à demeure. Comme ils devaient entretenir les berges, c’était souvent leur femme qui faisait la manœuvre d’éclusage. Dans la maison éclusière, on peut voir différentes scies utilisées pour l’entretien des berges: les dents avaient des formes différentes selon le type d’essence à couper. Un éclusier se chargeait d’entretenir la moitié des rives jusqu’à la prochaine écluse, et l’autre éclusier faisait l’autre moitié.

            Vie quotidienne: les écluses servaient de relais de poste pour les mariniers. Un troc se faisait entre les deux populations car il n’y avait pas d’épiceries le long du canal. Les femmes des éclusiers disposant d’un potager, elles pouvaient échanger avec les mariniers des légumes contre des matériaux par exemple : sable, ardoises. Les éclusiers servaient aussi d’intermédiaire entre les mariniers et les différents artisans dont pouvaient avoir besoin les mariniers (ex : maréchal-ferrant ou éleveur pour l‘achat d‘un cheval). Ils faisaient également des échanges de services avec les paysans: ceux-ci les aidaient à la manutention de marchandises entre chalands et penettes, et les éclusiers les aidaient aux travaux des champs.

L’éclusier était aussi garde-pêche, ce qui le faisait mal voir des pêcheurs. Il assurait aussi parfois des traversées du canal avec sa barque: pour les hommes ou pour les animaux. Sinon, il y avait des bacs réguliers à certains endroits : les ponts manquaient, et étaient souvent en mauvais état.

Les femmes faisaient la lessive dans l’eau du canal qui était très claire. A la différence de Nantes, il n’y avait pas ici de bateaux-lavoirs.

En été (14 juillet – 15 août), le canal n’étant pas navigable à cause du manque d’eau, les éclusiers et les mariniers se retrouvaient au chômage. Aujourd’hui c’est le contraire. C’est l’été qui est la saison plus animée. Il n’y a pas de navigation entre octobre et avril. Si le canal s’assèche en partie l’été à cause de l’évaporation, en revanche l’hiver il peut y avoir de forts courants.

 Le canal était alors vidé et nettoyé; on enlevait la végétation et on le désenvasait. Durant cette période, les éclusiers pouvaient aussi faire les moissons pour gagner un peu d’argent. Ils en profitaient pour refaire les pièces métalliques endommagées des écluses : ils disposaient de gabarits où ils coulaient la fonte. Les mariniers, eux, se réunissaient à Redon, Châteaulin ou Châteauneuf; formant ainsi de petites cités lacustres. Ces rassemblements donnaient lieu à des fêtes.

On trouvait 3 types de mariniers :

- Ceux qui travaillaient pour un patron (ils n’avaient pas besoin de chercher des clients)

- Ceux qui travaillaient au tiers, soit un tiers pour l’armateur et 2/3 pour le marinier (l‘armateur fournissait le bateau).

- Ceux qui étaient indépendants. Ils jouaient alors un rôle commercial.

Les éclusiers devaient débarrer c’est-à-dire vider le canal bief par bief. 1 bief : portion entre 2 écluses. Cela se faisait 2 fois par an. Avant il fallait compter 1 mois en tout, 1 semaine par bief, pour les 100 km, car dans les écluses c’était des poutres superposées qu’il fallait enlever une par une. Il fallait au minimum 3 hommes pour ce travail. Maintenant il suffit d’une journée par bief grâce aux vannes mécaniques.

 

En 1935, la navigation sur le canal représentait 2% du trafic français.

1952 : 112 péniches à Malestroit (juillet)

1961 : 106 péniches à Malestroit (mai)

7 décembre 1977 : dernière péniche sur le canal.

 

A Guili Glaz a été construite une écluse marémotrice, mise en place après les grandes inondations de 2000. C’est la seule écluse qui soit encore gardée: il y a deux éclusiers. Elle est automatisée : des clapets régulent en permanence le flot.

 

Ecluse : 2 m de dénivelé. 300 m2 d’eau. Il faut environ 30 mn pour remplir ou vider le sas. Noter la forme convexe des portes : pression énorme; si elles étaient droites, elles ne résisteraient pas.

Un peu de vocabulaire

 

Contre-halage : berge en face du chemin de halage où un bateau pouvait attendre si 2 bateaux arrivaient en même temps dans une écluse.

Mur pare gravier : pour éviter que la vase ou des troncs d’arbre viennent dans le sas et que la végétation puisse le coloniser; empêche l‘obstruction qui pourrait gêner la navigation.

Déversoir : autre nom pour le barrage.

Vantelle : pièce se trouvant en bas de la porte de l’écluse; sorte de clapet. Lorsqu’on la soulève cela permet de remplir ou de vider le sas (selon si porte en amont ou en aval)

Pertuis de chasse : système de poutres très lourdes situé du côté du contre halage. Pour l’ouvrir, 3 hommes se plaçaient de chaque côté. Il fallait donner 54 tours de manivelle pour soulever 1 cm de poutres.

 

Bibliographie :

- Stéphane Thomas « la vie du canal de Nantes à Brest dans le Finistère »; éditions Imprime Vert

- Jean Kergrist « la tranchée de Glomel »

 

Internet :

Ablogjeanfloch.over-blog.com/article-29967099.html

 

 

 

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