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Par Isabelle

LORIENT



12 janvier 2012. Service du patrimoine de Lorient


* Base sous-marine de Kéroman

Construction dans les années 1940 pour les sous-marins allemands. Après la capitulation allemande, la base était en parfait état. Elle  devient une base de sous-marins pour la Marine française (1946 à février 1997).
Aujourd’hui, certains bâtiments sont utilisés par des entreprises privées.

Les 5 ans d’occupation allemande ont fortement marqué la ville.

- Keroman 3 (K3) : ouverte au public.

- Historique
    La base sous-marine a repris le nom de la presqu’île sur laquelle elle a été construite. En 1927, le port de pêche avait été créé. C’était le 1er port industriel créé en France. Il avait été prévu de l’étendre sur le site de Kéroman. Mais la 2nde guerre mondiale va empêcher la réalisation de ce projet.
Avant la guerre, un bois, un parc et le château de Kéroman s’étendaient à l’emplacement du rond-point actuel à l’entrée de la base.

Le 21 juin 1940, les troupes allemandes arrivent à Lorient. L’amiral Dönitz, chef des sous-mariniers allemands, a pour mission de repérer les endroits pouvant accueillir des sous-marins. 5 ports sont retenus pour y construire des bases: Brest, Lorient, St-Nazaire, La Rochelle et Bordeaux. Ces bases existent encore aujourd’hui.
Lorient devient le 1er port de l’Atlantique à recevoir, le 5 juillet 1940, un U 30 allemand. Le port avait l’avantage de posséder un abri avec la rade, un système défensif depuis le 18ème siècle, les îles de Groix et des Glénans (même si elles sont plus éloignées), et Belle-Ile comme bastions avancés. Sa position centrale en fait le poste de commandement de la bataille de l’Atlantique. Dönitz s’installe à Kernével.

Kéroman 1 est construite de février à septembre 1941. Puis ce sera la construction de K2 et K3.

K1 compte 5 alvéoles. Un pont de translation monté sur rail, comme celui du sous-marin Flore exposé aujourd’hui, est construit.

K2 est construite sur le même principe que K1 mais avec 7 alvéoles. Dans le bâtiment, des lieux de vie sont aménagés pour les soldats et les officiers (balcons) : chambres individuelles pour les officiers, dortoirs pour les soldats, salle de spectacle, bibliothèque, etc.
Les 2 bunkers ont été construits en 1 an.
- Les types de sous-marins
. U-boot type 7 : 67 m de long, 45 hommes à bord.
. U-boot type 9 : 77 m de long, 50 hommes à bord.
A titre de comparaison, le Flore, exposé actuellement fait 57 m de long.

- Le contexte de l’époque
    L’Allemagne est un pays industriel. Le développement de l’industrie est activé par le Dr Todt, ministre de la guerre. Il est également chargé des grands travaux dans les pays occupés. L’industrie de ces derniers bénéficie d’une collaboration d’Etat après l’entrevue de Montoire (24 octobre 1940). Jusqu’en 1942, la main d’œuvre est assurée par des ouvriers volontaires et rémunérés. Ainsi entre 15 et 20 000 personnes, venues de toute l’Europe,  vont travailler à Kéroman, à un rythme de 12 heures de travail, 12 heures de repos et repos le dimanche. Beaucoup d’ouvriers agricoles pouvaient doubler ou tripler leur salaire en travaillant sur la construction des bases de sous-marins allemandes. Ce qui amena le problème de trouver des travailleurs à la campagne à l’époque. Or il y avait aussi besoin de ces derniers pour fournir l’alimentation.

    Les réquisitions d’usines ou d’ouvriers ne se firent qu’à partir de 1942-1943. Ce qui prouve que, avant cette date, la plupart des industriels français ont travaillé volontairement pour les Allemands, voyant là une source de profit.

Pour L’Allemagne, Lorient était une annexe du 3ème Reich. Kéroman fut la plus grande construction de l’Allemagne nazie à l’étranger. Pour les Alliés c’est une ville allemande. Les points centraux des décisions prises pour Lorient se trouvaient à Londres ou à Berlin.

 - Sabotage sur les chantiers ?
Etant donné le nombre de nationalités différentes, il était difficile de faire passer des messages et même de savoir qui pensait quoi. Les gens se surveillaient plutôt entre eux. De plus, les logements se faisaient par nationalités dans des camps avec des systèmes de cars ou de camions pour amener et ramener les ouvriers sur le chantier, donc peu de contacts entre ces différentes nationalités. Pour les Espagnols par exemple c’était le camp Franco. Il y a pu avoir quelques actes de sabotage à titre individuel mais ils n’ont jamais remis en cause la construction du bâtiment. Lorient était aussi une des zones les plus surveillées par les renseignements allemands.

- Impact sur la vie des Lorientais
    Cet afflux de population amena des trafics en tout genre dans la ville d’où une déstabilisation de l’économie locale. Les Lorientais se retrouvaient en minorité. Des épidémies apparurent, liées notamment à la prostitution (syphilis, typhoïde).

- Jacques Stosskopf
    La base sous-marine porte le nom de cet ingénieur français depuis 1946. Alsacien d’origine et parlant allemand, il servit d’interprète entre les officiers allemands et français. Son souci était de négocier une continuité du chantier de l’arsenal de Lorient. Tous les mois, il rendait compte à ses supérieurs qui étaient à Vichy. Ensuite un officier français lui demandait des renseignements. Peu à peu il est mis en relation avec le réseau Alliance pour les renseignements sur les mouvements des sous-marins allemands. Ses messages sont transmis à Londres ce qui a permis aux Alliés de se défendre plus efficacement contre les U-Boote. Les Allemands soupçonnaient des fuites mais malgré les enquêtes, rien n’est trouvé ce qui permet à Stosskopf de continuer. A partir de fin 1943, début 1944, une partie du réseau Alliance tombe et son nom est cité. Un officier allemand tente de le prévenir par lettre du danger qu’il court. Mais Stosskopt ne comprend pas le sens de la lettre et est arrêté. Il est déporté à Struthof où il a été probablement fusillé avec 107 personnes du réseau Alliance. Son corps n’a jamais été retrouvé d’où ce mot « disparu » sur la plaque commémorative de K2. A Lorient il était vu comme un collaborateur par les réseaux de résistance, à cause de son nom à consonance allemande et de son contact avec les officiers allemands. Sa tête était mise à prix.

- Les bâtiments
    Pendant la guerre les bâtiments étaient peints en couleur sable et ocre (encore visible en haut de K2). La dalle de couverture fait 3,50 m de haut. Au début de la guerre cela suffisait à protéger des bombes. Ensuite, celles-ci sont devenues plus puissantes (5 t) et il a fallut renforcer à certains endroits (jusqu’à 7 m de haut au total) par du granit bleu de Norvège. Mais peu de bombes ont réussi à percer le toit.

    La base est située sur la rade de Lorient qui ne possède qu’une passe pour entrer et sortir. Avant d’entrer dans cette rade, les U-Boote allemands attendaient derrière Groix à cause des mines alliées. Les flottilles de bateaux allemands qui quadrillaient en permanence la zone et la sécurisaient, précédaient les sous-marins jusqu’à la rade. Les U-boote rentraient alors dans le slipway de K1. Ils venaient se poser sur un berceau. Une fois à sec (système de portes), les sous-marins étaient tirés sur un plateau de translation pour être amenés dans une alvéole de K2 et y être entretenus. Il fallait 40 mn pour la manœuvre. K1 était en fait une zone de transit. Lorient est la seule base à avoir ce dispositif. Les autres bases ont été construites comme K3.

Derrière K1, un bâtiment n’a jamais été terminé par les Allemands. Cela devait devenir K4. Sa construction a débuté en janvier 1943. Il était prévu un ascenseur à sous-marins, 12 alvéoles doubles supplémentaires superposées et un casernement. K4 est arrêté en juin 1944. Si tout avait été finalisé, ce serait devenu une seule entité couverte avec une gare pour décharger les trains à l’abri des bombardements.
La base sous-marine a été construite dans une logique de forteresse : se protéger des assauts extérieurs, tenir sa position et répliquer. Elle disposait de sa propre usine électrique. En effet, au début, les Allemands utilisaient les lignes haute-tension qui alimentaient Lorient, cible, du coup, des Résistants qui sabotaient ces lignes. En 1942, les Allemands décident alors de construire une centrale électrique. Les bunkers étaient reliés entre eux par un tunnel pour protéger le réseau électrique, les canalisations et les hommes qui pouvaient ainsi se déplacer sans risques. La centrale fonctionnait avec du fuel et du charbon.
- K3
    Plus grand blockhaus de la base. Construit entre octobre 1941 et janvier 1943. Exactement même architecture que les autres bases de l’Atlantique. Seules les dimensions étaient différentes d’une base à l’autre. Porte blindée de 20 t. Il fallait 10 mn pour l’ouvrir électriquement et 45 mn manuellement avec une manivelle.
Bande de circulation de 170 m de long. Une voie de chemin de fer était projetée mais n’a jamais été réalisée. Bassins à droite, ateliers à gauche. Les 7 bassins ne sont pas identiques. Il pouvait y avoir 1, 2 ou 3 U-Boote par bassin selon la largeur ce qui permettait d’avoir jusqu’à 13 sous-marins dans K3. Certains bassins pouvaient être asséchés.
En tout Kéroman pouvait accueillir 25 U-Boote.     43% des carénages de sous-marins allemands ont été faits sur le site. C’était la base de référence pour la maintenance et c’était là surtout qu’il y avait le plus de bassins. Un carénage durait environ 5 semaines. Aujourd’hui il faut compter quasiment 1 an. 2 flottilles de U-Boote étaient basées à Lorient. Sur les 170 sous-marins que comptaient ces 2 flottilles, 135 seront détruits. Les sous-marins perdent les trois quarts de leur effectif pendant la guerre. La moyenne d’âge des commandants était de 28 ans au début de la guerre et de 22 à la fin. Les Allemands ne disposaient plus alors que d’officiers inexpérimentés.

. Etage
Pont roulant d’époque. Il y avait 2 ponts roulants par bassin, permettant de soulever le matériel. Dans le mur, les traces des coffrages en bois subsistent. Ces coffrages permettaient de couler le béton mais avaient l’inconvénient de ne pas être réutilisables. Il fallait donc que les Allemands soient ravitaillés en permanence en bois. De ce fait les trains qui amenaient ces planches de bois étaient la cible des Résistants. Les Allemands vont alors trouver un autre système, celui de coffrage en acier, réutilisables.

. Toit
Intérieur : de là, on peut voir les zones protégées de carénage. La protection en ogive ou « cathédrale » empêchait les bombes de les détruire. Les bombes glissaients sur les côtés.
Sous le toit de K3, se trouvaient des « chambres d’éclatement ». Ces vides d’air permettaient d’évacuer le souffle des bombes sans atteindre la dalle de 3,50 m d’épaisseur. Les poutres du toit étaient interchangeables et renforçaient encore plus la structure. Après guerre, la Marine française ajoute le petit mur de briques au-dessus.
   
Extérieur : Le port de pêche fut reconstruit au même endroit après la guerre. Il avait été construit sur pilotis entre 1922 et 1927.
Il était prévu de mettre du granit sur le sommet des poutres extérieures mais la capitulation a empêché sa réalisation. 7 m d’épaisseur à cet endroit.
Sortes de murs : supports pour d’autres structures en béton armé.
Le 6 août 1944, les bombes les plus importantes sont larguées par les Britanniques (Tall Boys de 5 t). 11 bombes sont lancées sur K3. Seulement une va toucher son objectif mais sera inefficace pour la destruction.

Tour de Flak : 24 m au-dessus de la mer. Un canon anti-aérien y était installé.
En 1943, 2 épaves de bateaux avaient été coulées (le Crapaud et le Strasbourg) devant K3 pour le protéger des bombes anglaises et des torpilles. Un filet métallique était tendu entre 32 mâts plantés sur les flancs de ces bateaux, comme une sorte de paravent.

Kernével : état-major de l’amiral Dönitz.
Fin mars 1942, les Britanniques envoient un commando à St-Nazaire. En 1943, la marine de surface allemande n’existe plus pour les cuirassés. Il est décidé d’envoyer Dönitz en sécurité à St-Barthélémy d’Anjou, au château de Pignerolles.

Ilôt St-Michel : au milieu de la rade. Utilisé pour l’entraînement des commandos marine aujourd’hui.

- Bataille de l’Atlantique
    C’est la bataille navale qui va devenir la bataille majeure de la 2nde guerre mondiale sur le front ouest. Elle représentait les clés de la victoire pour celui qui gagnait cette bataille. En tant que seul pays insulaire, la Grande-Bretagne était tributaire des ravitaillements venant du continent. L’Allemagne organise un blocus empêchant ces ravitaillements depuis l’Europe. Les Britanniques sont alors obligés de faire venir de la nourriture, des armes, du carburant ou encore des hommes par des bateaux venant de leurs colonies ou des Etats-Unis. Les sous-marins allemands sont envoyés pour détruire ces convois. Ces derniers se rassemblaient dans les ports comme Halifax par exemple, puis partaient pour la traversée de l’Atlantique. Les Allemands les attaquaient alors quand ils étaient les plus vulnérables. Fin 1942, début 1943, la concentration d’U-Boote est de plus en plus importante. Début 1943, à la conférence de Casablanca, les grands chefs alliés décident de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie. Mai 1943 est le point de rupture de cette bataille de l’Atlantique. Une aviation embarquée va désormais protéger les convois et représenter ainsi une menace pour les sous-marins allemands.  Dönitz perd la bataille à partir de ce moment là. Les Alliés gagnent la bataille en décembre 1943.

- La poche de Lorient
    En août 1944, c’est l’arrivée des troupes américaines en Bretagne. Des poches se forment alors ; Brest, St-Nazaire, Lorient. 26 000 Allemands se trouvaient dans la poche de Lorient. Les combats mènent à une guerre de position. La capitulation allemande est signée le 10 mai 1945. Mais en plus des combats, les Allemands vont souffrir du manque d’antibiotiques. En effet ils ne les avaient pas (ils seront apportés par les Anglais et les Américains). Ils se soignaient avec des sulfamides, moins efficaces.

Bibliographie:
- La France à l’heure allemande, Philippe Burrin



* Enclos du port

   
- Les pavillons Gabriel (1732)
    En 1732, Construits par Jacques V Gabriel, architecte de Louis XIV, qui est sollicité pour construire une cité commerciale idéale avec des bâtiments majestueux, dignes des ambitions de la Cie des Indes.
    Les 2 pavillons sont cédés à la Marine royale le 28 avril 1770. En 1808, ils deviennent le siège de la préfecture maritime et de la Majorité générale (commissariat de la Marine).
    Pendant la 2nde guerre mondiale, les bâtiments accueillent le poste de commandement de la marine allemande et la direction du port. Un blockhaus (dalle de goudron dans la cour) et une cave sont aménagés en sous-sol. En 1943, l’ensemble est incendié par les bombardements. Seules les façades restaient. Elles sont alors classées. Les bâtiments sont reconstruits à l’identique en granit et tuffeau.
Entre 1959 et 2000 la préfecture se trouvait dans un des pavillons Gabriel (bureaux du Patrimoine aujourd’hui) et le Commissariat de  la Marine dans l’autre (accueil patrimoine aujourd’hui).
En février 1997, la base sous-marine ferme. Des familles entières et des sous-traitants partent vers Brest et Toulon. Lorient n’est plus préfecture maritime depuis 1998. En 2000, la Marine quitte l’enclos du port.
En 2007, l’animation du patrimoine et les archives s’installent dans les pavillons Gabriel. C’est la 1ère fois qu’une autorité civile locale est à la tête d’un site comme cela. Avant, tous les projets étaient décidés au sommet par la Marine.
Le rez-de-chaussée de l’aile est utilisé pour des expos. Les bureaux à l’étage sont aux trois quarts vides.
. Canons à l’entrée : trophée de la guerre des Gâteaux au Mexique sous Napoléon III.

- Les jardins Gabriel
C’est le berceau historique de la ville, puisque c’est la partie la plus ancienne. En mars 2007 la ville a acheté 3,2 ha. Aujourd’hui c’est un parc public ouvert à tout le monde. Le projet est de faire un quartier de cet espace.

Jusqu’en 1666, il y avait la mer et la vase à l’emplacement du port de Lorient. Colbert aurait préféré Narbonne. Cette dernière a refusé afin d’accepter la Cie des Indes. Rochefort était, quant à elle, pour la marine de guerre. Colbert choisit donc le site par défaut.
En 1736, le site devient une ville et a le monopole du commerce de la Cie des Indes.
Ce site appartenait avant aux Rohan-Guéméné qui se sont sentis dépossédés et vont intenter des procès aux différents rois de France jusqu’à la Révolution.

    Les jardins sont utilisés aujourd’hui pour des manifestations comme le festival interceltique ou les journées du patrimoine.    
    Le péristyle est le chemin en contrebas. Il correspond à un ancien bâtiment de la Cie des Indes. 
- Montagne du Faouédic
. Ancre sur la pelouse au pied de la colline : a appartenu à un bateau (fin 18ème) de la Cie des Indes qui n’a pas navigué.

. La Frégate : plus ancienne maison de Lorient (1689). Aujourd’hui maison de fonction du directeur de DCNS. Rajout dans les années 30.

. Rampe des fours à chaux : elle amène sur les quais du Scorff. Un four à chaux et un four à briques subsistent. Les pavés de la rue sont d’anciens lests de bateaux (plus ronds que des pavés normaux). (il vaut mieux passer par la rampe de l’amiral, plus plate et non glissante).

. Réservoir (1875): c’est le bout du système d’adduction de la Cie des Indes. On est à 12 m au-dessus du quai. Béton précontraint. Réservoir de la cour haute des travaux hydrauliques. Accessible depuis juillet 2000. Il peut contenir 2 500 m3 d’eau. Les ouvertures sont fermées par des grilles. L’évacuation se faisait sous l’échelle. Un réseau de canalisations amenait l’eau jusqu’au réservoir. La culture de pommes de terre s’est développée à Lorient le long de ces canalisations. Ces dernières furent détruites pendant la guerre ce qui entraîna un arrêt du réservoir. Il resta cependant plein jusqu’en 1982 sans savoir comment se faisait ce remplissage. Il est possible que ce soit les pompiers, qui utilisaient le réservoir à l’époque, qui le remplissaient d’une façon ou d’une autre pour ensuite utiliser l’eau. L’eau a en effet cessée d’être stockée après le départ des pompiers.
L’accès à l’eau potable a toujours été un problème à Lorient car il n’y a ni sources ni fontaines dans la ville et pas de nappe phréatique sur le littoral. Autrefois, beaucoup de maladies étaient liées à l’eau contaminée en permanence. Il ne faut pas oublier que Lorient était d’abord un chantier avant de devenir une ville.
Le problème a été résolu en 1997 par le traitement des eaux usées mais l’eau reste très chère à cause des importants contrôles de traitement. Lorient est ville pilote en Europe pour les économies d’eau.   

. Hôtel de communauté : il sera construit en 2013 au niveau des sapins. Ce sera une sorte de forum.

. Moulins
En 1687, l’un servait à moudre la farine. Il y avait une boulangerie à proximité. L’autre servait à moudre la poudre à canon. Un accident en 1820 amena à installer la pyrotechnie sur l’îlot St-Michel. Le moulin fut alors transformé en observatoire. En observant les étoiles, il permettait de régler les montres à bord des bateaux.

. Tour de la Découverte
Ancienne tour de guet. On utilisait un système de signaux. Autrefois, il y avait le phare de la Perrière au port de commerce (au niveau du silo jaune) et un autre à côté de l’embarcadère du port de plaisance. La tour de la Découverte est la 3ème tour à avoir été construite. La 1ère tour qui était carrée et se trouvait à l’emplacement du réservoir avait été détruite par la foudre. La 2nde subit le même sort en 1748. L’actuelle date de 1786. Elle fait 57 m de haut. Son objectif est maritime. On peut voir jusqu’à 35 km. 225 marches. (19 personnes maxi).

. Port de commerce : depuis 1966, 7 ha ont été remblayés (de la voie ferrée au quai).

. Port de plaisance : ancien pont tournant.

- L’arsenal
. Frégate furtive : faite à Brest (anneaux) et assemblée à Lorient. Il y en a 2 ou 3 de construite par an. Elles sont destinées à l’export.
. Ecole de sous-mariniers étrangers.
. 8 000 marins dont la majorité à Lann-Bihoué. 200 militaires dans les chantiers. Moins de 50 ouvriers civils.
. 2 Commandos marines : Kieffer et Treppen
. Bâtiments de course au large faits par DCNS

- Lorient aujourd’hui
Pendant la 2nde guerre mondiale, le port fut détruit à 95%. A la reconstruction, il fut décidé de séparer la vie militaire et la vie civile. Le bâtiment « la Banane » a séparé la ville de l’arsenal d’autrefois lors de la reconstruction de la ville après guerre. Elle est devenue le symbole de la reconstruction.

Lorient, par son urbanisme est comme un livre scolaire d’architecture. Il a été question, après la guerre de reconstruire la ville vers Larmor. Mais les habitants se sont opposés et la ville a été reconstruite sur son site d’avant guerre. Seuls les habitants de Lorient et de Dunkerque ont été entendus sur la reconstruction de leur ville. Lorient est entièrement déminée avant d’être reconstruite. La reconstruction se termine en 1966. A Dk, il n’en était, à ce moment là, qu’à l’approbation des plans.
Aujourd’hui Lorient compte 57 000 habitants contre 65 000 il y a 15 ans. C’est la 4ème ville bretonne. Au niveau du logement, devant les prix gonflés du centre ville, les jeunes couples préfèrent aller aux alentours. Le centre attire par contre les tertiaires de Paris et des grandes agglomérations. La communauté des communes s’étend jusqu’à Bubry et compte 310 000 habitants.
1 400 ha ont été labellisés pour devenir ville d’Art et d’Histoire.
Un programme immobilier colossal est en cours au centre de Lorient.

- Infos pratiques
Il est possible de rentrer dans l’enclos du port avec les groupes. Il y a un arrêt car l’extérieur.
Pour les expos temporaires ou pour toute info (plans, etc..), envoyer un mail au service du patrimoine. Le site de la ville renvoie au site des archives. Il est possible de demander des photos aux archives (car impossible de les imprimer à partir du site).

. Abri de défense passive : 19 personnes maxi. Construction d’un bâtiment en verre en

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