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La flottille se compose de 155 bateaux.

 

Les bateaux côtiers :

 

Ils pêchent à la journée : ils partent tôt le matin et reviennent l’après-midi. Ils vont des Glénans jusque Belle-Ile.

 

Les ligneurs-palangriers :

 

Le poisson le plus pêché à la palangre est la raie. Les palangres sont lovés dans des bassines à bord des bateaux.

 

Les fileyeurs :

 

Les bateaux sont bâchés sur l’arrière. On les reconnaît à leurs parcs à filets et à leur drapeaux pour baliser les filets. Ils pêchent merlus, lieux, raies, lottes, soles. A bord des plus petits bateaux, 1 homme, voire 2 ou 3 ; pour les plus grands (jusque 12m), 3-4 hommes (ex. du « Mestelen »). Le filet est placé dans un lieu de passage du poisson, c’est un filet droit.

 

Les caseyeurs :

 

A la différence des filets qui sont enlevés régulièrement de l’eau, les casiers restent dans la mer. Il y a un suivi d’IFREMER concernant les crustacés qui se fait chaque semaine. L’été il y a souvent des problèmes à cause des algues : la commercialisation est alors interdite.

 

Les dragueurs :

 

Pêchent au nord des Glénans : bancs de palourdes roses, puis coquille St Jacques dès décembre pour une campagne de 2-3 mois. Baie de CC, Trévignon, Glénans. Bateaux font 10m de long au maximum.

 

Le germonier :

 

« Le berceau de l’Océan » pratique la pêche à la ligne l’été, et l’hiver la pêche au filet. Sinon, les chalutiers pélagiques font souvent la pêche au thon en été.

 

Les chalutiers :

 

A l’arrière du bateau, un portique avec enrouleur et chalut. En plus des langoustines, ils capturent des poissons de fond. A C.C, se sont majoritairement des chalutiers de fond. On n’utilise les chaluts pélagiques que pour le germon de la mi-août aux premières tempêtes d’automne. Ex du chalutier mauve « Oxalide » (+ 4 autres chalutiers). On rajoute parfois des tangons en été pour avoir quelques lignes en plus.

 

Les bolincheurs :

 

Ils quittent le port vers 16h30-17h et pêchent la nuit. Les sardines sont des espèces pélagiques, qui nagent parfois presque à la surface. Ces bateaux capturent aussi le sprat. Ils pêchent dans la baie de la Forêt, vont parfois jusque Douarnenez ; et sont sinon dans les environs de Belle-Ile. Le plus vieux bolincheur est un ancien chalutier de Granville ; il a 40 ans et est en bois. Le plus récent est en aluminium. Le « War Raog 3 » est sorti des chantiers Piriou.

6 hommes d’équipage dans les deux cas. Ces bateaux sont construits pour aller vite. Ils sont équipés d’engins hydrauliques : deux grues servent à remonter la bolinche, qui est une senne énorme. A la différence des filets droits qui sont transparents, les bolinches sont bleues ou rouges. Les deux treuils à l’avant portent deux cordes permettant de fermer la senne dessous et dessus. La salabarde est un haveneau géant qui sert à remonter le poisson du filet. Ces bolincheurs travaillent beaucoup sous contrats : les anchois sont vendus aux espagnols, les sardines pour les conserveries. Certaines sardines sont trop grandes pour la mise en boîte : le triage se fait dans l’eau, le filet restant sur le bord, le long du bateau (même chose pour les thoniers senneurs). Le filet n’est remonté qu’une fois vidé de son poisson (mât de charge ?). Le poisson est stocké dans la cale équipée d’un bac en alu à l’avant : conservé dans de l’eau réfrigérée, puis est glacé de suite à l’arrivée : il est ainsi d’excellente qualité à la vente. Il y a aussi des bacs plastiques supplémentaires qui permettent de charger directement le poisson dans les camions.

 

Les thoniers senneurs-congélateurs :

 

Même si les bateaux opèrent dans les eaux africaines, toutes les organisations professionnelles de la pêche au thon tropicale (tels les syndicats) ont leur siège à Concarneau. 23 bateaux, longs de 60 à 80m. A C.C dans le port, des 100aines de m3 de frigos stockent le thon tropical. Ainsi, il y en a toujours sur le marché. 2-3 gros groupes se partagent le marché : Chancel, Paulet (dépend du groupe américain Star Kist). Saupiquet dispose de conserveries près des lieux de production. Les derniers thoniers ont été construits à Concarneau par les chantiers Piriou. Ces chantiers ont vu leur développement industriel dans les années 90 ; ils ont commencé à construire des bateaux de plus de 35m. Le 1er senneur a été construit en 1995-96. La construction dure un an ; il y a un bon de commande avec des délais de livraison à respecter, sinon il faut payer des pénalités de retard. Dans les années 60-70, les senneurs vont devenir énormes. A l’époque, ils étaient faits à Cherbourg, St Malo, en Espagne ou aux U.S.A. Les bateaux Saupiquet sont toujours faits aux U.S.A. Piriou construit pour COBRECAF ; mais il y a eu un appel d’offre international (Amérique du sud, Asie). Une partie de la construction est sous traitée ailleurs pour diminuer le prix et pouvoir concurrencer les asiatiques par exemple. La coque peut ainsi être faite en Pologne. Les bateaux sont réparés dans les ports africains, les chantiers Piriou disposant d’ateliers locaux avec des techniciens professionnels. Les inspecteurs du centre de sécurité des affaires maritimes d’ici sont envoyés là-bas pour faire leur visite annuelle.

 

Un bateau de 24m de long pèse 250t, un de 35m, 350 t.

 

Les noms des bateaux :

 

Chez Delhemmes, ce sont souvent des noms de cols de montagne car le père était amateur du tour de France. Les bateaux sont rouge-orangé.

Chez Nicot, le père étant grainetier, ce sont des noms de fleurs. Les bateaux sont vert.

Chez C.M.B également vert mais avec un liseré rouge, les chalutiers portent des noms de d’auteurs, de vents ou de caps.

Chez COBRECAF, ils sont bleu marine et ont des noms d’îlots et rochers des Glénans.

Chez Saupiquet, bleu marine, avec des noms de vents.

Les côtiers portent souvent des noms de composition avec 2 prénoms.

 

La criée :

 

Certains bâtiments de l’ancienne criée servent aujourd’hui d’ateliers. Les services techniques y sont installés : on y stocke et lave les caisses de poissons.  Avant, les côtiers débarquaient leur pêche au niveau de ces ateliers : la criée était ouverte à tous vents, les poissons étaient exposés à la chaleur (ils restaient parfois plusieurs heures au soleil !) et aux goélands. Tout le monde pouvait s’en approcher. Par la suite, la C.C.I a eu la volonté d’éloigner la criée du centre-ville. Les derniers aménagements se sont faits dans les années 90 selon les normes européennes : il n’y a plus de rupture de la chaîne du froid.

 

A côté, 2 bâtiments désaffectés sont voués à la destruction : il s’agit d’anciens ateliers de mareyage. Plus loin, à l’emplacement de structures métalliques, il y avait d’autres bâtiments de l’ancienne criée qui ont été détruits dans les années 90. La sardine ne nécessitait pas de criée puisqu’elle était directement traitée à la conserverie ; à la différence du thon, d’où la 1ère criée aux thons de La Croix.

 

Durant la seconde G-M des armateurs du nord de la France ont replié leur flotte sur Concarneau. Ils y sont restés après. Dans les années 60, il y a eu un boom au niveau de la pêche, avec des investissements massifs. Il y a alors eu un manque de place pour les bateaux qui se garaient en épi le long du quai. Il a fallu développer le port vers la rivière du Moros, ainsi que reconstruire le pont. C’est à cette époque que la C.C.I a pris la direction de la criée, dirigée auparavant par les armateurs.

 

La nouvelle criée et ses chambres froides sont installées sur un espace gagné sur la mer (voir le décrochement au niveau du quai). Quai Carnot : la pêche y est débarquée de suite à 80% (noter la présence de grues). Le poisson placé dans des grands containers est stocké dans l’une des trois chambres froides du bâtiment.

 

A 22h, les employés de la C.C.I classent le poisson selon l’espèce, la taille et la qualité ; et le préparent pour la vente de 6h du matin. La criée est ouverte du dimanche soir au samedi après-midi. Les ventes se font du lundi matin au samedi matin. Le début de semaine est plus chargé en poisson hauturier, surtout le lundi et le mercredi (ils débarquent du lundi au vendredi). Les côtiers vendent plus le vendredi et samedi, et débarquent du mardi au samedi.

 

La criée comporte une zone de tri (tapis) et une zone de vente. Le poisson est reglacé à l’arrivée. Puis les lots sont identifiés selon le bateau, l’espèce, le poids et la qualité fraîcheur. Le poisson pêché en début de marée de 14 jour est ainsi de qualité moindre. Les caisses de poissons des hauturiers pèsent 44 kg ; celles des côtiers sont des demi caisses de 22 kg.

La zone de manutention est une voie de circulation pour les engins livrant les ateliers de mareyage derrière la criée. Au dessus de la halle à marée se trouvent les bureaux de la C.C.I et des différentes structures professionnelles. La gare de marée n’est pas visitable : les poissons conditionnés dans des caisses en polystyrène sont chargés directement dans les camions. A l’intérieur de la gare, sur les murs sont inscrits les noms des mareyeurs. La criée reçoit chaque année 15 000 t de poisson frais amené par 120 bateaux.

 

Les grands containers de poissons s’emboîtent les uns dans les autres. Ils peuvent même être débarqués à l’étranger, car ils sont de taille standard. Les pêcheurs utilisent les bases avancées lors d’opportunités commerciales ; certains le font fréquemment. Ils sont absents un mois, mais font des marées plus courtes, et débarquent le poisson chaque semaine.

 

Le port de pêche est une concession de la C.C.I qui perçoit des taxes sur les valeurs des poissons passant par la criée. La C.C.I de Quimper gère également les ports de Lesconil, St Guénolé, Le Guilvinec, Loctudy, Audierne et Douarnenez. A Lorient, c’est le groupe Vivendi qui gère le port. Il n’y a plus de dockers, c’est maintenant le personnel de la C.C.I.

La flottille se compose de 155 bateaux.

 

Les bateaux côtiers :

 

Ils pêchent à la journée : ils partent tôt le matin et reviennent l’après-midi. Ils vont des Glénans jusque Belle-Ile.

 

Les ligneurs-palangriers :

 

Le poisson le plus pêché à la palangre est la raie. Les palangres sont lovés dans des bassines à bord des bateaux.

 

Les fileyeurs :

 

Les bateaux sont bâchés sur l’arrière. On les reconnaît à leurs parcs à filets et à leur drapeaux pour baliser les filets. Ils pêchent merlus, lieux, raies, lottes, soles. A bord des plus petits bateaux, 1 homme, voire 2 ou 3 ; pour les plus grands (jusque 12m), 3-4 hommes (ex. du « Mestelen »). Le filet est placé dans un lieu de passage du poisson, c’est un filet droit.

 

Les caseyeurs :

 

A la différence des filets qui sont enlevés régulièrement de l’eau, les casiers restent dans la mer. Il y a un suivi d’IFREMER concernant les crustacés qui se fait chaque semaine. L’été il y a souvent des problèmes à cause des algues : la commercialisation est alors interdite.

 

Les dragueurs :

 

Pêchent au nord des Glénans : bancs de palourdes roses, puis coquille St Jacques dès décembre pour une campagne de 2-3 mois. Baie de CC, Trévignon, Glénans. Bateaux font 10m de long au maximum.

 

Le germonier :

 

« Le berceau de l’Océan » pratique la pêche à la ligne l’été, et l’hiver la pêche au filet. Sinon, les chalutiers pélagiques font souvent la pêche au thon en été.

 

Les chalutiers :

 

A l’arrière du bateau, un portique avec enrouleur et chalut. En plus des langoustines, ils capturent des poissons de fond. A C.C, se sont majoritairement des chalutiers de fond. On n’utilise les chaluts pélagiques que pour le germon de la mi-août aux premières tempêtes d’automne. Ex du chalutier mauve « Oxalide » (+ 4 autres chalutiers). On rajoute parfois des tangons en été pour avoir quelques lignes en plus.

 

Les bolincheurs :

 

Ils quittent le port vers 16h30-17h et pêchent la nuit. Les sardines sont des espèces pélagiques, qui nagent parfois presque à la surface. Ces bateaux capturent aussi le sprat. Ils pêchent dans la baie de la Forêt, vont parfois jusque Douarnenez ; et sont sinon dans les environs de Belle-Ile. Le plus vieux bolincheur est un ancien chalutier de Granville ; il a 40 ans et est en bois. Le plus récent est en aluminium. Le « War Raog 3 » est sorti des chantiers Piriou.

6 hommes d’équipage dans les deux cas. Ces bateaux sont construits pour aller vite. Ils sont équipés d’engins hydrauliques : deux grues servent à remonter la bolinche, qui est une senne énorme. A la différence des filets droits qui sont transparents, les bolinches sont bleues ou rouges. Les deux treuils à l’avant portent deux cordes permettant de fermer la senne dessous et dessus. La salabarde est un haveneau géant qui sert à remonter le poisson du filet. Ces bolincheurs travaillent beaucoup sous contrats : les anchois sont vendus aux espagnols, les sardines pour les conserveries. Certaines sardines sont trop grandes pour la mise en boîte : le triage se fait dans l’eau, le filet restant sur le bord, le long du bateau (même chose pour les thoniers senneurs). Le filet n’est remonté qu’une fois vidé de son poisson (mât de charge ?). Le poisson est stocké dans la cale équipée d’un bac en alu à l’avant : conservé dans de l’eau réfrigérée, puis est glacé de suite à l’arrivée : il est ainsi d’excellente qualité à la vente. Il y a aussi des bacs plastiques supplémentaires qui permettent de charger directement le poisson dans les camions.

 

Les thoniers senneurs-congélateurs :

 

Même si les bateaux opèrent dans les eaux africaines, toutes les organisations professionnelles de la pêche au thon tropicale (tels les syndicats) ont leur siège à Concarneau. 23 bateaux, longs de 60 à 80m. A C.C dans le port, des 100aines de m3 de frigos stockent le thon tropical. Ainsi, il y en a toujours sur le marché. 2-3 gros groupes se partagent le marché : Chancel, Paulet (dépend du groupe américain Star Kist). Saupiquet dispose de conserveries près des lieux de production. Les derniers thoniers ont été construits à Concarneau par les chantiers Piriou. Ces chantiers ont vu leur développement industriel dans les années 90 ; ils ont commencé à construire des bateaux de plus de 35m. Le 1er senneur a été construit en 1995-96. La construction dure un an ; il y a un bon de commande avec des délais de livraison à respecter, sinon il faut payer des pénalités de retard. Dans les années 60-70, les senneurs vont devenir énormes. A l’époque, ils étaient faits à Cherbourg, St Malo, en Espagne ou aux U.S.A. Les bateaux Saupiquet sont toujours faits aux U.S.A. Piriou construit pour COBRECAF ; mais il y a eu un appel d’offre international (Amérique du sud, Asie). Une partie de la construction est sous traitée ailleurs pour diminuer le prix et pouvoir concurrencer les asiatiques par exemple. La coque peut ainsi être faite en Pologne. Les bateaux sont réparés dans les ports africains, les chantiers Piriou disposant d’ateliers locaux avec des techniciens professionnels. Les inspecteurs du centre de sécurité des affaires maritimes d’ici sont envoyés là-bas pour faire leur visite annuelle.

 

Un bateau de 24m de long pèse 250t, un de 35m, 350 t.

 

Les noms des bateaux :

 

Chez Delhemmes, ce sont souvent des noms de cols de montagne car le père était amateur du tour de France. Les bateaux sont rouge-orangé.

Chez Nicot, le père étant grainetier, ce sont des noms de fleurs. Les bateaux sont vert.

Chez C.M.B également vert mais avec un liseré rouge, les chalutiers portent des noms de d’auteurs, de vents ou de caps.

Chez COBRECAF, ils sont bleu marine et ont des noms d’îlots et rochers des Glénans.

Chez Saupiquet, bleu marine, avec des noms de vents.

Les côtiers portent souvent des noms de composition avec 2 prénoms.

 

La criée :

 

Certains bâtiments de l’ancienne criée servent aujourd’hui d’ateliers. Les services techniques y sont installés : on y stocke et lave les caisses de poissons.  Avant, les côtiers débarquaient leur pêche au niveau de ces ateliers : la criée était ouverte à tous vents, les poissons étaient exposés à la chaleur (ils restaient parfois plusieurs heures au soleil !) et aux goélands. Tout le monde pouvait s’en approcher. Par la suite, la C.C.I a eu la volonté d’éloigner la criée du centre-ville. Les derniers aménagements se sont faits dans les années 90 selon les normes européennes : il n’y a plus de rupture de la chaîne du froid.

 

A côté, 2 bâtiments désaffectés sont voués à la destruction : il s’agit d’anciens ateliers de mareyage. Plus loin, à l’emplacement de structures métalliques, il y avait d’autres bâtiments de l’ancienne criée qui ont été détruits dans les années 90. La sardine ne nécessitait pas de criée puisqu’elle était directement traitée à la conserverie ; à la différence du thon, d’où la 1ère criée aux thons de La Croix.

 

Durant la seconde G-M des armateurs du nord de la France ont replié leur flotte sur Concarneau. Ils y sont restés après. Dans les années 60, il y a eu un boom au niveau de la pêche, avec des investissements massifs. Il y a alors eu un manque de place pour les bateaux qui se garaient en épi le long du quai. Il a fallu développer le port vers la rivière du Moros, ainsi que reconstruire le pont. C’est à cette époque que la C.C.I a pris la direction de la criée, dirigée auparavant par les armateurs.

 

La nouvelle criée et ses chambres froides sont installées sur un espace gagné sur la mer (voir le décrochement au niveau du quai). Quai Carnot : la pêche y est débarquée de suite à 80% (noter la présence de grues). Le poisson placé dans des grands containers est stocké dans l’une des trois chambres froides du bâtiment.

 

A 22h, les employés de la C.C.I classent le poisson selon l’espèce, la taille et la qualité ; et le préparent pour la vente de 6h du matin. La criée est ouverte du dimanche soir au samedi après-midi. Les ventes se font du lundi matin au samedi matin. Le début de semaine est plus chargé en poisson hauturier, surtout le lundi et le mercredi (ils débarquent du lundi au vendredi). Les côtiers vendent plus le vendredi et samedi, et débarquent du mardi au samedi.

 

La criée comporte une zone de tri (tapis) et une zone de vente. Le poisson est reglacé à l’arrivée. Puis les lots sont identifiés selon le bateau, l’espèce, le poids et la qualité fraîcheur. Le poisson pêché en début de marée de 14 jour est ainsi de qualité moindre. Les caisses de poissons des hauturiers pèsent 44 kg ; celles des côtiers sont des demi caisses de 22 kg.

La zone de manutention est une voie de circulation pour les engins livrant les ateliers de mareyage derrière la criée. Au dessus de la halle à marée se trouvent les bureaux de la C.C.I et des différentes structures professionnelles. La gare de marée n’est pas visitable : les poissons conditionnés dans des caisses en polystyrène sont chargés directement dans les camions. A l’intérieur de la gare, sur les murs sont inscrits les noms des mareyeurs. La criée reçoit chaque année 15 000 t de poisson frais amené par 120 bateaux.

 

Les grands containers de poissons s’emboîtent les uns dans les autres. Ils peuvent même être débarqués à l’étranger, car ils sont de taille standard. Les pêcheurs utilisent les bases avancées lors d’opportunités commerciales ; certains le font fréquemment. Ils sont absents un mois, mais font des marées plus courtes, et débarquent le poisson chaque semaine.

 

Le port de pêche est une concession de la C.C.I qui perçoit des taxes sur les valeurs des poissons passant par la criée. La C.C.I de Quimper gère également les ports de Lesconil, St Guénolé, Le Guilvinec, Loctudy, Audierne et Douarnenez. A Lorient, c’est le groupe Vivendi qui gère le port. Il n’y a plus de dockers, c’est maintenant le personnel de la C.C.I.


Texte d'Anne


La flottille se compose de 155 bateaux.

 

Les bateaux côtiers :

 

Ils pêchent à la journée : ils partent tôt le matin et reviennent l’après-midi. Ils vont des Glénans jusque Belle-Ile.

 

Les ligneurs-palangriers :

 

Le poisson le plus pêché à la palangre est la raie. Les palangres sont lovés dans des bassines à bord des bateaux.

 

Les fileyeurs :

 

Les bateaux sont bâchés sur l’arrière. On les reconnaît à leurs parcs à filets et à leur drapeaux pour baliser les filets. Ils pêchent merlus, lieux, raies, lottes, soles. A bord des plus petits bateaux, 1 homme, voire 2 ou 3 ; pour les plus grands (jusque 12m), 3-4 hommes (ex. du « Mestelen »). Le filet est placé dans un lieu de passage du poisson, c’est un filet droit.

 

Les caseyeurs :

 

A la différence des filets qui sont enlevés régulièrement de l’eau, les casiers restent dans la mer. Il y a un suivi d’IFREMER concernant les crustacés qui se fait chaque semaine. L’été il y a souvent des problèmes à cause des algues : la commercialisation est alors interdite.

 

Les dragueurs :

 

Pêchent au nord des Glénans : bancs de palourdes roses, puis coquille St Jacques dès décembre pour une campagne de 2-3 mois. Baie de CC, Trévignon, Glénans. Bateaux font 10m de long au maximum.

 

Le germonier :

 

« Le berceau de l’Océan » pratique la pêche à la ligne l’été, et l’hiver la pêche au filet. Sinon, les chalutiers pélagiques font souvent la pêche au thon en été.

 

Les chalutiers :

 

A l’arrière du bateau, un portique avec enrouleur et chalut. En plus des langoustines, ils capturent des poissons de fond. A C.C, se sont majoritairement des chalutiers de fond. On n’utilise les chaluts pélagiques que pour le germon de la mi-août aux premières tempêtes d’automne. Ex du chalutier mauve « Oxalide » (+ 4 autres chalutiers). On rajoute parfois des tangons en été pour avoir quelques lignes en plus.

 

Les bolincheurs :

 

Ils quittent le port vers 16h30-17h et pêchent la nuit. Les sardines sont des espèces pélagiques, qui nagent parfois presque à la surface. Ces bateaux capturent aussi le sprat. Ils pêchent dans la baie de la Forêt, vont parfois jusque Douarnenez ; et sont sinon dans les environs de Belle-Ile. Le plus vieux bolincheur est un ancien chalutier de Granville ; il a 40 ans et est en bois. Le plus récent est en aluminium. Le « War Raog 3 » est sorti des chantiers Piriou.

6 hommes d’équipage dans les deux cas. Ces bateaux sont construits pour aller vite. Ils sont équipés d’engins hydrauliques : deux grues servent à remonter la bolinche, qui est une senne énorme. A la différence des filets droits qui sont transparents, les bolinches sont bleues ou rouges. Les deux treuils à l’avant portent deux cordes permettant de fermer la senne dessous et dessus. La salabarde est un haveneau géant qui sert à remonter le poisson du filet. Ces bolincheurs travaillent beaucoup sous contrats : les anchois sont vendus aux espagnols, les sardines pour les conserveries. Certaines sardines sont trop grandes pour la mise en boîte : le triage se fait dans l’eau, le filet restant sur le bord, le long du bateau (même chose pour les thoniers senneurs). Le filet n’est remonté qu’une fois vidé de son poisson (mât de charge ?). Le poisson est stocké dans la cale équipée d’un bac en alu à l’avant : conservé dans de l’eau réfrigérée, puis est glacé de suite à l’arrivée : il est ainsi d’excellente qualité à la vente. Il y a aussi des bacs plastiques supplémentaires qui permettent de charger directement le poisson dans les camions.

 

Les thoniers senneurs-congélateurs :

 

Même si les bateaux opèrent dans les eaux africaines, toutes les organisations professionnelles de la pêche au thon tropicale (tels les syndicats) ont leur siège à Concarneau. 23 bateaux, longs de 60 à 80m. A C.C dans le port, des 100aines de m3 de frigos stockent le thon tropical. Ainsi, il y en a toujours sur le marché. 2-3 gros groupes se partagent le marché : Chancel, Paulet (dépend du groupe américain Star Kist). Saupiquet dispose de conserveries près des lieux de production. Les derniers thoniers ont été construits à Concarneau par les chantiers Piriou. Ces chantiers ont vu leur développement industriel dans les années 90 ; ils ont commencé à construire des bateaux de plus de 35m. Le 1er senneur a été construit en 1995-96. La construction dure un an ; il y a un bon de commande avec des délais de livraison à respecter, sinon il faut payer des pénalités de retard. Dans les années 60-70, les senneurs vont devenir énormes. A l’époque, ils étaient faits à Cherbourg, St Malo, en Espagne ou aux U.S.A. Les bateaux Saupiquet sont toujours faits aux U.S.A. Piriou construit pour COBRECAF ; mais il y a eu un appel d’offre international (Amérique du sud, Asie). Une partie de la construction est sous traitée ailleurs pour diminuer le prix et pouvoir concurrencer les asiatiques par exemple. La coque peut ainsi être faite en Pologne. Les bateaux sont réparés dans les ports africains, les chantiers Piriou disposant d’ateliers locaux avec des techniciens professionnels. Les inspecteurs du centre de sécurité des affaires maritimes d’ici sont envoyés là-bas pour faire leur visite annuelle.

 

Un bateau de 24m de long pèse 250t, un de 35m, 350 t.

 

Les noms des bateaux :

 

Chez Delhemmes, ce sont souvent des noms de cols de montagne car le père était amateur du tour de France. Les bateaux sont rouge-orangé.

Chez Nicot, le père étant grainetier, ce sont des noms de fleurs. Les bateaux sont vert.

Chez C.M.B également vert mais avec un liseré rouge, les chalutiers portent des noms de d’auteurs, de vents ou de caps.

Chez COBRECAF, ils sont bleu marine et ont des noms d’îlots et rochers des Glénans.

Chez Saupiquet, bleu marine, avec des noms de vents.

Les côtiers portent souvent des noms de composition avec 2 prénoms.

 

La criée :

 

Certains bâtiments de l’ancienne criée servent aujourd’hui d’ateliers. Les services techniques y sont installés : on y stocke et lave les caisses de poissons.  Avant, les côtiers débarquaient leur pêche au niveau de ces ateliers : la criée était ouverte à tous vents, les poissons étaient exposés à la chaleur (ils restaient parfois plusieurs heures au soleil !) et aux goélands. Tout le monde pouvait s’en approcher. Par la suite, la C.C.I a eu la volonté d’éloigner la criée du centre-ville. Les derniers aménagements se sont faits dans les années 90 selon les normes européennes : il n’y a plus de rupture de la chaîne du froid.

 

A côté, 2 bâtiments désaffectés sont voués à la destruction : il s’agit d’anciens ateliers de mareyage. Plus loin, à l’emplacement de structures métalliques, il y avait d’autres bâtiments de l’ancienne criée qui ont été détruits dans les années 90. La sardine ne nécessitait pas de criée puisqu’elle était directement traitée à la conserverie ; à la différence du thon, d’où la 1ère criée aux thons de La Croix.

 

Durant la seconde G-M des armateurs du nord de la France ont replié leur flotte sur Concarneau. Ils y sont restés après. Dans les années 60, il y a eu un boom au niveau de la pêche, avec des investissements massifs. Il y a alors eu un manque de place pour les bateaux qui se garaient en épi le long du quai. Il a fallu développer le port vers la rivière du Moros, ainsi que reconstruire le pont. C’est à cette époque que la C.C.I a pris la direction de la criée, dirigée auparavant par les armateurs.

 

La nouvelle criée et ses chambres froides sont installées sur un espace gagné sur la mer (voir le décrochement au niveau du quai). Quai Carnot : la pêche y est débarquée de suite à 80% (noter la présence de grues). Le poisson placé dans des grands containers est stocké dans l’une des trois chambres froides du bâtiment.

 

A 22h, les employés de la C.C.I classent le poisson selon l’espèce, la taille et la qualité ; et le préparent pour la vente de 6h du matin. La criée est ouverte du dimanche soir au samedi après-midi. Les ventes se font du lundi matin au samedi matin. Le début de semaine est plus chargé en poisson hauturier, surtout le lundi et le mercredi (ils débarquent du lundi au vendredi). Les côtiers vendent plus le vendredi et samedi, et débarquent du mardi au samedi.

 

La criée comporte une zone de tri (tapis) et une zone de vente. Le poisson est reglacé à l’arrivée. Puis les lots sont identifiés selon le bateau, l’espèce, le poids et la qualité fraîcheur. Le poisson pêché en début de marée de 14 jour est ainsi de qualité moindre. Les caisses de poissons des hauturiers pèsent 44 kg ; celles des côtiers sont des demi caisses de 22 kg.

La zone de manutention est une voie de circulation pour les engins livrant les ateliers de mareyage derrière la criée. Au dessus de la halle à marée se trouvent les bureaux de la C.C.I et des différentes structures professionnelles. La gare de marée n’est pas visitable : les poissons conditionnés dans des caisses en polystyrène sont chargés directement dans les camions. A l’intérieur de la gare, sur les murs sont inscrits les noms des mareyeurs. La criée reçoit chaque année 15 000 t de poisson frais amené par 120 bateaux.

 

Les grands containers de poissons s’emboîtent les uns dans les autres. Ils peuvent même être débarqués à l’étranger, car ils sont de taille standard. Les pêcheurs utilisent les bases avancées lors d’opportunités commerciales ; certains le font fréquemment. Ils sont absents un mois, mais font des marées plus courtes, et débarquent le poisson chaque semaine.

 

Le port de pêche est une concession de la C.C.I qui perçoit des taxes sur les valeurs des poissons passant par la criée. La C.C.I de Quimper gère également les ports de Lesconil, St Guénolé, Le Guilvinec, Loctudy, Audierne et Douarnenez. A Lorient, c’est le groupe Vivendi qui gère le port. Il n’y a plus de dockers, c’est maintenant le personnel de la C.C.I.

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