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Texte d'Isabelle


Le Fret

 

Origine du nom : vers 1845, on accédait au Fret par une chaussée formée de galets, dite ero-fret en breton. Cette dernière barrait le fond de l’anse et la transformait en étang à marée, faisant fonctionner un moulin à 3 paires de meules. A cette époque, le Fret ne comptait que 15 maisons, dont 8 étaient des magasins à sardines. 2 autres étaient des auberges, le reste servait d’habitations aux douaniers (préposés de la douane royale).

Malgré son isolement notoire, le Fret connut avant la Révolution, une activité intense liée à différentes fonctions. Ces moulins constituaient aux alentours de 1780, une industrie importante. Le blé arrivait par mer ou par charrois, et la farine repartait par bateau vers Brest ; la route qui menait au Fret, empruntant le sillon, séparant l’étang de la mer, fut aménagé en 1850, le sillon fut couronné d’une chaussée.

Dès le 15ème siècle, les communications de la presqu’île de Crozon avec Brest se faisaient à partir du Fret.

En 1894, s’instaure le 1er service officiel du vapeur. Le nom de « Vapeur brestois » est rattaché au Fret. A partir de cette époque, le port devient d’années en années la plaque tournante entre Brest, Quimper, Châteaulin et la presqu’île. Les industries se développent, la pêche s’accroît, la population augmente. Les magasins sont transformés en habitations. La venue des sabliers est également une grande activité.

A cette époque, on trouve au Fret hôtels, boulangeries, épiceries et 18 cafés.

 

1925 : construction de la gare. Il fallait 3 heures pour joindre Châteaulin à Cm en train.

1967 : Fin du trafic sur la ligne Châteaulin – Cm.

 

Fontaines

Le Fret comptait 3 fontaine royales : appelées ainsi car elles servaient à ravitailler des vaisseaux du roi.

Le Fret pendant la 2nde guerre mondiale : les immenses blocs de béton, visibles sur la grève du Fret, étaient construits sur le quai par des prisonniers ukrainiens gardés par des miliciens français. Ces blocs étaient en prévision d’un port artificiel, jamais réalisé. Les prisonniers étaient logés à Quélern.

 

 

 

 

 

 

Les chantiers navals

Au début du 20ème siècle, il y avait 4 chantiers navals au Fret. Ils construisent pour l’Angleterre, l’île de Groix, Dz, Cc, Morgat, Cm, Dieppe, etc. Ce sont d’abord des sloups, des coquilliers, des langoustiers puis des bateaux à moteur. En 1940, les Allemands réquisitionnent les baraques de chantiers pour en faire des lieux d’habitation pour leurs parachutistes.

L’activité reprend après la guerre avec la construction de chalutiers. En 1953, 120 bateaux pêchaient la coquille à la voile, dans la rade. On dénombrait en tout 400 bateaux environ –de Brest, Plougastel, etc.… - pour une pêche de 300 à 400 kg chacun. Dans les chantiers, le bois venait du Faou puis de la Mayenne. Vers 1930, il y eu jusqu’à 15 langoustiers et thoniers en construction sur les grèves, depuis le Fret jusqu’ ‘à Roscanvel.

 

La pêche

Aux alentours de 1845, se pratiquait la pêche à la sardine dans l’anse du Fret.

La 2nde était la pêche aux huîtres. Puis l’extraction de maërl amena à la pêche à la coquille. Le développement de la pêche à la coquille fut tel qu’en 1937, on comptait au Fret, 142 patrons et 773 inscrits. Les coquilles étaient déchargées dans des viviers.

En 1859 les parcs à huîtres furent implantés.

 

 

L’Ile Longue

 

Appelée autrefois presqu’île de Pont-Scorf.

La république fit construire les 1ères batteries de l’île destinées à défendre l’arrière rade en 1793 (à la même époque on y ouvrit les carrières). L’armement se composait de 10 canons. 2 cies de 140 hommes au total y siégeaient.

Délaissée pendant la Restauration, l’île reprend de l’importance sur le plan militaire en 1840. Les aménagements pour la défense sont modifiés à plusieurs reprises. On y accédait par la digue à marée basse ; plus tard fut construite une majestueuse porte avec voûtes en pierres qui en gardait l’entrée. 3 villages regroupaient au total 150 personnes environ. La population de l’île se composait de cultivateurs et de pêcheurs coquilliers.

Un trafic important se faisait à partir de l’île dont l’exploitation des carrières. Plusieurs villes comme Brest, Strasbourg, Bx furent pavées avec les matériaux provenant de l’île. Des entrepreneurs de Brest passaient commande dans la presqu’île et des bateaux appartenant à des Frétois assuraient le transport de ces pierres. Des goélettes transportant du bois arrivaient au Fret et repartaient chargées de pavés, vers le Nord.

On dénombrait environ 200 à 300 tailleurs avant la guerre. Les derniers tailleurs de pierres quittèrent l’Ile Longue en 1965.

 

En 1914, l’Ile devint un camp de prisonniers allemands. 68 baraques de 125m2 environ accueillaient jusqu’à 5 000 hommes. Elles furent détruites après guerre. Quelques unes avaient été conservées pour les chantiers navals du Fret.

Le 2nde guerre mondiale vit se construire sur le Fret des batteries allemandes.

 

A des fins militaires, l’Ile Longue fut affectée à l’armée en 1960. La population fut expropriée et relogée au Zorn (lotissement sur la gauche de la route menant à l’île).

En 1971, le 1er sous-marin nucléaire français arrive à l’Ile Longue.

 

 

Le Fret

 

Origine du nom : vers 1845, on accédait au Fret par une chaussée formée de galets, dite ero-fret en breton. Cette dernière barrait le fond de l’anse et la transformait en étang à marée, faisant fonctionner un moulin à 3 paires de meules. A cette époque, le Fret ne comptait que 15 maisons, dont 8 étaient des magasins à sardines. 2 autres étaient des auberges, le reste servait d’habitations aux douaniers (préposés de la douane royale).

Malgré son isolement notoire, le Fret connut avant la Révolution, une activité intense liée à différentes fonctions. Ces moulins constituaient aux alentours de 1780, une industrie importante. Le blé arrivait par mer ou par charrois, et la farine repartait par bateau vers Brest ; la route qui menait au Fret, empruntant le sillon, séparant l’étang de la mer, fut aménagé en 1850, le sillon fut couronné d’une chaussée.

Dès le 15ème siècle, les communications de la presqu’île de Crozon avec Brest se faisaient à partir du Fret.

En 1894, s’instaure le 1er service officiel du vapeur. Le nom de « Vapeur brestois » est rattaché au Fret. A partir de cette époque, le port devient d’années en années la plaque tournante entre Brest, Quimper, Châteaulin et la presqu’île. Les industries se développent, la pêche s’accroît, la population augmente. Les magasins sont transformés en habitations. La venue des sabliers est également une grande activité.

A cette époque, on trouve au Fret hôtels, boulangeries, épiceries et 18 cafés.

 

1925 : construction de la gare. Il fallait 3 heures pour joindre Châteaulin à Cm en train.

1967 : Fin du trafic sur la ligne Châteaulin – Cm.

 

Fontaines

Le Fret comptait 3 fontaine royales : appelées ainsi car elles servaient à ravitailler des vaisseaux du roi.

Le Fret pendant la 2nde guerre mondiale : les immenses blocs de béton, visibles sur la grève du Fret, étaient construits sur le quai par des prisonniers ukrainiens gardés par des miliciens français. Ces blocs étaient en prévision d’un port artificiel, jamais réalisé. Les prisonniers étaient logés à Quélern.

 

 

 

 

 

 

Les chantiers navals

Au début du 20ème siècle, il y avait 4 chantiers navals au Fret. Ils construisent pour l’Angleterre, l’île de Groix, Dz, Cc, Morgat, Cm, Dieppe, etc. Ce sont d’abord des sloups, des coquilliers, des langoustiers puis des bateaux à moteur. En 1940, les Allemands réquisitionnent les baraques de chantiers pour en faire des lieux d’habitation pour leurs parachutistes.

L’activité reprend après la guerre avec la construction de chalutiers. En 1953, 120 bateaux pêchaient la coquille à la voile, dans la rade. On dénombrait en tout 400 bateaux environ –de Brest, Plougastel, etc.… - pour une pêche de 300 à 400 kg chacun. Dans les chantiers, le bois venait du Faou puis de la Mayenne. Vers 1930, il y eu jusqu’à 15 langoustiers et thoniers en construction sur les grèves, depuis le Fret jusqu’ ‘à Roscanvel.

 

La pêche

Aux alentours de 1845, se pratiquait la pêche à la sardine dans l’anse du Fret.

La 2nde était la pêche aux huîtres. Puis l’extraction de maërl amena à la pêche à la coquille. Le développement de la pêche à la coquille fut tel qu’en 1937, on comptait au Fret, 142 patrons et 773 inscrits. Les coquilles étaient déchargées dans des viviers.

En 1859 les parcs à huîtres furent implantés.

 

 

L’Ile Longue

 

Appelée autrefois presqu’île de Pont-Scorf.

La république fit construire les 1ères batteries de l’île destinées à défendre l’arrière rade en 1793 (à la même époque on y ouvrit les carrières). L’armement se composait de 10 canons. 2 cies de 140 hommes au total y siégeaient.

Délaissée pendant la Restauration, l’île reprend de l’importance sur le plan militaire en 1840. Les aménagements pour la défense sont modifiés à plusieurs reprises. On y accédait par la digue à marée basse ; plus tard fut construite une majestueuse porte avec voûtes en pierres qui en gardait l’entrée. 3 villages regroupaient au total 150 personnes environ. La population de l’île se composait de cultivateurs et de pêcheurs coquilliers.

Un trafic important se faisait à partir de l’île dont l’exploitation des carrières. Plusieurs villes comme Brest, Strasbourg, Bx furent pavées avec les matériaux provenant de l’île. Des entrepreneurs de Brest passaient commande dans la presqu’île et des bateaux appartenant à des Frétois assuraient le transport de ces pierres. Des goélettes transportant du bois arrivaient au Fret et repartaient chargées de pavés, vers le Nord.

On dénombrait environ 200 à 300 tailleurs avant la guerre. Les derniers tailleurs de pierres quittèrent l’Ile Longue en 1965.

 

En 1914, l’Ile devint un camp de prisonniers allemands. 68 baraques de 125m2 environ accueillaient jusqu’à 5 000 hommes. Elles furent détruites après guerre. Quelques unes avaient été conservées pour les chantiers navals du Fret.

Le 2nde guerre mondiale vit se construire sur le Fret des batteries allemandes.

 

A des fins militaires, l’Ile Longue fut affectée à l’armée en 1960. La population fut expropriée et relogée au Zorn (lotissement sur la gauche de la route menant à l’île).

En 1971, le 1er sous-marin nucléaire français arrive à l’Ile Longue.

 

 

Texte d'Isabelle

Le Fret

 

Origine du nom : vers 1845, on accédait au Fret par une chaussée formée de galets, dite ero-fret en breton. Cette dernière barrait le fond de l’anse et la transformait en étang à marée, faisant fonctionner un moulin à 3 paires de meules. A cette époque, le Fret ne comptait que 15 maisons, dont 8 étaient des magasins à sardines. 2 autres étaient des auberges, le reste servait d’habitations aux douaniers (préposés de la douane royale).

Malgré son isolement notoire, le Fret connut avant la Révolution, une activité intense liée à différentes fonctions. Ces moulins constituaient aux alentours de 1780, une industrie importante. Le blé arrivait par mer ou par charrois, et la farine repartait par bateau vers Brest ; la route qui menait au Fret, empruntant le sillon, séparant l’étang de la mer, fut aménagé en 1850, le sillon fut couronné d’une chaussée.

Dès le 15ème siècle, les communications de la presqu’île de Crozon avec Brest se faisaient à partir du Fret.

En 1894, s’instaure le 1er service officiel du vapeur. Le nom de « Vapeur brestois » est rattaché au Fret. A partir de cette époque, le port devient d’années en années la plaque tournante entre Brest, Quimper, Châteaulin et la presqu’île. Les industries se développent, la pêche s’accroît, la population augmente. Les magasins sont transformés en habitations. La venue des sabliers est également une grande activité.

A cette époque, on trouve au Fret hôtels, boulangeries, épiceries et 18 cafés.

 

1925 : construction de la gare. Il fallait 3 heures pour joindre Châteaulin à Cm en train.

1967 : Fin du trafic sur la ligne Châteaulin – Cm.

 

Fontaines

Le Fret comptait 3 fontaine royales : appelées ainsi car elles servaient à ravitailler des vaisseaux du roi.

Le Fret pendant la 2nde guerre mondiale : les immenses blocs de béton, visibles sur la grève du Fret, étaient construits sur le quai par des prisonniers ukrainiens gardés par des miliciens français. Ces blocs étaient en prévision d’un port artificiel, jamais réalisé. Les prisonniers étaient logés à Quélern.

 

 

 

 

 

 

Les chantiers navals

Au début du 20ème siècle, il y avait 4 chantiers navals au Fret. Ils construisent pour l’Angleterre, l’île de Groix, Dz, Cc, Morgat, Cm, Dieppe, etc. Ce sont d’abord des sloups, des coquilliers, des langoustiers puis des bateaux à moteur. En 1940, les Allemands réquisitionnent les baraques de chantiers pour en faire des lieux d’habitation pour leurs parachutistes.

L’activité reprend après la guerre avec la construction de chalutiers. En 1953, 120 bateaux pêchaient la coquille à la voile, dans la rade. On dénombrait en tout 400 bateaux environ –de Brest, Plougastel, etc.… - pour une pêche de 300 à 400 kg chacun. Dans les chantiers, le bois venait du Faou puis de la Mayenne. Vers 1930, il y eu jusqu’à 15 langoustiers et thoniers en construction sur les grèves, depuis le Fret jusqu’ ‘à Roscanvel.

 

La pêche

Aux alentours de 1845, se pratiquait la pêche à la sardine dans l’anse du Fret.

La 2nde était la pêche aux huîtres. Puis l’extraction de maërl amena à la pêche à la coquille. Le développement de la pêche à la coquille fut tel qu’en 1937, on comptait au Fret, 142 patrons et 773 inscrits. Les coquilles étaient déchargées dans des viviers.

En 1859 les parcs à huîtres furent implantés.

 

 

L’Ile Longue

 

Appelée autrefois presqu’île de Pont-Scorf.

La république fit construire les 1ères batteries de l’île destinées à défendre l’arrière rade en 1793 (à la même époque on y ouvrit les carrières). L’armement se composait de 10 canons. 2 cies de 140 hommes au total y siégeaient.

Délaissée pendant la Restauration, l’île reprend de l’importance sur le plan militaire en 1840. Les aménagements pour la défense sont modifiés à plusieurs reprises. On y accédait par la digue à marée basse ; plus tard fut construite une majestueuse porte avec voûtes en pierres qui en gardait l’entrée. 3 villages regroupaient au total 150 personnes environ. La population de l’île se composait de cultivateurs et de pêcheurs coquilliers.

Un trafic important se faisait à partir de l’île dont l’exploitation des carrières. Plusieurs villes comme Brest, Strasbourg, Bx furent pavées avec les matériaux provenant de l’île. Des entrepreneurs de Brest passaient commande dans la presqu’île et des bateaux appartenant à des Frétois assuraient le transport de ces pierres. Des goélettes transportant du bois arrivaient au Fret et repartaient chargées de pavés, vers le Nord.

On dénombrait environ 200 à 300 tailleurs avant la guerre. Les derniers tailleurs de pierres quittèrent l’Ile Longue en 1965.

 

En 1914, l’Ile devint un camp de prisonniers allemands. 68 baraques de 125m2 environ accueillaient jusqu’à 5 000 hommes. Elles furent détruites après guerre. Quelques unes avaient été conservées pour les chantiers navals du Fret.

Le 2nde guerre mondiale vit se construire sur le Fret des batteries allemandes.

 

A des fins militaires, l’Ile Longue fut affectée à l’armée en 1960. La population fut expropriée et relogée au Zorn (lotissement sur la gauche de la route menant à l’île).

En 1971, le 1er sous-marin nucléaire français arrive à l’Ile Longue.

 

 

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